Rebecq : la chapelle des Augustines renait en bibliothèque
C’est un modèle de reconversion patrimoniale qui vient d’être inauguré début juin à Rebecq. Après deux ans de chantier, l’ancienne chapelle des Augustines (1624) s’est métamorphosée en une bibliothèque communale. Le site accueille désormais 20 000 ouvrages, des zones d’étude, un espace numérique et des salles de conférences. Ce projet phare, situé en plein centre-ville, à côté de la maison communale, marque l’abou-tissement d’un long processus politique et technique initié en 2007 sous l’impulsion du cercle d’histoire locale. Le défi architectural, confié au trio de bureaux formé par BINARIO architectes, NN studio et JZH & Partners, consistait à transformer ce lieu de culte en un espace culturel fonctionnel. Les travaux, menés par plus de trente entreprises, ont nécessité d’importantes interven-tions structurelles : stabilisation de l’édifice, renforcement de la charpente, réfection de la toiture, restauration des vitraux et des décors intérieurs. Pour maximiser la surface sans dénaturer les volumes, une mezzanine contemporaine offre un étage supplémentaire.
L’enveloppe globale des travaux s’élève à 4,5 millions d’euros. Inabordable pour la seule commune, le projet a pu compter sur un subside de 2,2 millions de la Région wallonne et 500 000 euros de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
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Quand on passe à côté, elle attire directement les regards. La cabine à haute tension située rue Haute à Corbais (Mont-Saint-Guibert) est devenue depuis quelques semaines une oeuvre d’art. Le fruit du travail de la société de graffeur professionnel Spray Art.
Le nouveau départ du Vilar
Après 30 mois de travaux, la rénovation du Théâtre Jean Vilar, situé à Louvain-la-Neuve, est terminée. Une transformation et un agrandissement de grande ampleur, conçus par le bureau d’architecture OUEST, avec une reformulation totale de l’espace dans le but de moderniser le théâtre et de le rendre plus accueillant. La nouvelle salle de spectacle compte 385 places, avec désormais une visibilité optimale. Le bâtiment s’intègre harmonieusement dans le paysage de la cité universitaire et dispose d’une nouvelle entrée principale ouverte sur la ville (place Rabelais). En termes d’architecture, le Vilar a voulu préserver les spécificités de Louvain-la-Neuve, à savoir le béton brut, les plafonds bas, la brique apparente. Et là où le bâtiment a été transformé (découpage de la dalle notamment afin de gagner en hauteur de plafond), les architectes ont tenu à garder apparent ces spécificités, dans un dialogue entre l’ancien et le nouveau. Le montant des travaux s’élève à 12,25 millions.
Un plongeon dans l’inconnu
Un nouveau bassin de natation de dimension olympique vient d’être inauguré à Louvain-la-Neuve, à proximité du centre sportif. Se pose alors aujourd’hui la question de l’avenir des deux anciens bassins situés non loin de là. Construits en 1981, ils vont être vidés. Il faudra ensuite leur trouver une nouvelle affectation. L’architecture particulière du bâtiment, un marqueur identitaire de la ville, sera conservée. Il est probable que les lieux deviennent un lieu d’enseignement. C’est le souhait de l’UCLouvain. Reste à savoir si la Ville, la Fédération Wallonie-Bruxelles et les autres copropriétaires l’entendent de cette oreille. L’IAD qui cherche à s’agrandir a déjà fait acte de candidature, de manière à aménager un campus comprenant également son bâtiment actuel et la Ferme de Blocry.
