En route vers la zone 30

Après Waterloo et Ottignies-Louvain-la-Neuve, d’autres communes de la province vont mettre leurs quartiers résidentiels en zone 30. Pour améliorer la sécurité, la cohabitation entre les différents usagers et rendre les quartiers à leurs résidents. 

 

 

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Texte et photo : Gérald Vanbellingen

Ralentir la circulation pour améliorer la sécurité. À l’image de Bruxelles qui s’est lancée dans ce pari de la zone 30 il y a un peu plus d’un an désormais, de nombreuses villes et/ou communes belges s’interrogent sur la pertinence de la mesure. Si Waterloo et Ottignies-Louvain-la-Neuve font office de pionnières en la matière en Brabant wallon, elles sont peu à peu rejointes par d’autres entités. Comme Wavre qui vient récemment de passer l’un de ses quartiers en zone 30, après avoir fait de son centre-ville une zone limitée à 30 km/h depuis plus longtemps déjà. Ou encore Lasne, qui a défini un premier quartier « zone 30 » avant que d’autres ne suivent la manœuvre. 

Du côté de Rixensart, le plan en la matière fait lui état de quinze ou vingt zones 30 pour les années à venir. « Après l’exemple de Bruxelles, on s’est posé la question de savoir si passer tout Rixensart en zone 30 avait du sens, explique Vincent Garny, l’échevin rixensartois de la Mobilité. Et la réponse est négative, car ce serait trop excessif. Par contre, on s’est rendu compte que la zone 30 était tout à fait adaptée aux quartiers résidentiels, tout en étant une bonne réponse au manque de cohérence général des différentes normes de circulation. »

Waterloo : la vitesse moyenne des automobilistes a baissé

Et après avoir défini les zones de la commune qui passeront en zone 30, des premiers aménagements ont été réalisés du côté du quartier Dessy-Montalembert. « En tout, on a défini entre quinze et vingt zones réparties sur tout le territoire, poursuit l’échevin. L’objectif est triple : rendre ces quartiers aux riverains, assurer une meilleure cohabitation entre automobilistes et usagers faibles et rediriger le trafic de grand transit vers les grands axes. Pour au final, améliorer la sécurité globale le long de ces voiries locales. Des voiries qui en plus des aménagements destinés à faire respecter les 30 km/h pourraient bénéficier de mesures complémentaires qui se greffent assez bien à ces zones 30 : comme des rues scolaires ou des zones résidentielles (NDLR, limitées elles à 20 km/h). »

Du côté de Waterloo, le premier bilan des nouvelles zones 30 est en tout cas positif. Alors que trois des huit zones définies ont été aménagées, les premières satisfactions se font sentir. « Pour la diminution du trafic de transit, nous n’avons pas encore de retour, il nous faudra un peu plus de temps, précise Brian Grillmaier, l’échevin de la Mobilité à Waterloo. Mais en ce qui concerne la vitesse et donc la sécurité générale, on constate – radars à l’appui – que la vitesse moyenne des automobilistes a bien diminué le long des axes passés en zone 30. On va donc poursuivre nos efforts en la matière avec une mise en zone 30 du quartier du Chenois en ce début d’année 2022 avant de s’attaquer à Joli-Bois. Pour, on l’espère, clôturer ce dossier fin 2022 ou début 2023. »

Des limites au système se font toutefois sentir. « Si la plupart des citoyens semblent satisfaits, on hésite encore à passer des axes interquartiers en zone 30. Car si ces axes ne sont pas des voiries principales, ils sont parfois très longs et faire respecter une limitation de 30 km/h sur plus d’un kilomètre est assez compliqué. »