Aller plus loin 

Bénédicte Dawance

L’une est journaliste, l’autre est géographe. Frédérique et Marguerite ont posé leurs valises au Centre culturel du Brabant wallon au sein de la Maison de l’urbanisme. Frédérique aux manettes d’Espace-vie et Marguerite pour prêter mains fortes sur les actions de formation et d’accompagnement du Schéma de Développement Communal. 

Le saviez-vous ? Notre Maison de l’urbanisme, c’est trois personnes pour mener les missions qui lui sont confiées. Une équipe qui peut compter sur l’appui des collègues du Centre culturel du Brabant wallon : direction, secrétariat, technique, communication. Être dans une grande équipe (une trentaine de personnes), c’est aussi l’opportunité de mener des projets transversaux en faveur d’une diversité de publics et d’une action intégrée. C’est le cas avec le secteur de la jeunesse ou encore de l’éducation permanente par exemple.

Fidèle à son habitude, la Maison de l’urbanisme propose un panel d’activités pour lire, décoder, mobiliser et responsabiliser les citoyens et autres acteurs autour des enjeux de territoire en Brabant wallon. Et on les sait nombreux ! Pour avancer, les forces se conjuguent, les idées se croisent, les actions se succèdent pour partager et transmettre les fondements de la politique wallonne de développement territorial et être relai de l’action brabançonne en la matière pour que chacun puisse y prendre part. Et la tâche n’est pas si simple que ça ! La politique du recentrage de l’urbanisation au sein des zones bien desservies, bien équipées et attractives par leur dynamique économique, celle qui permettra dans son sillage de ménager nos paysages, de réinvestir le bâti existant, d’augmenter la performance des mobilités alternatives et d’agir contre l’effondrement de la biodiversité… cette politique-là exige toutes les compétences du territoire. Il faut bien sûr des urbanistes pour penser l’organisation du territoire, des paysagistes pour dessiner nos cadres de vie, des architectes pour concevoir nos espaces du quotidien, des sociologues pour mettre en perspectives nos modes d’habiter, des économistes pour ancrer ces défis dans une réalité opérationnelle, des juristes pour ajuster les règles du bien commun, des statisticiens pour nous guider dans la connaissance, des environnementalistes pour comprendre le vivant et agir sur les milieux, des politiques pour engager, des artistes pour éveiller, rêver les lieux et mettre en récit… et des Maisons de l’urbanisme pour transmettre, révéler et embarquer. Alors, quand on sait l’ampleur de la tâche, rien de plus nécessaire que de constituer une équipe aux profils et compétences variées, nourrissant cette même envie du partage pour aller plus loin.  

À notre petite échelle, les Maisons de l’urbanisme de Wallonie (on en compte sept en Wallonie) sont un maillon de la chaîne pour un territoire durable, résilient et inclusif.

© Marco Paulo - Édito Espace-vie 323 de mai 2025

Et qu’en disent les lois et les règles en vigueur ?

Le Code du Développement Territorial (CoDT) et le Code Civil sont deux références incontournables sur le sujet. Les articles 3 133 et suivants du Code Civil stipulent une distance de plantation de minimum 50 centimètres de la limite mitoyenne (sauf si les parties ont conclu un contrat faisant état d’une autre disposition ou si les plantations se trouvent au même endroit depuis plus de trente ans). Le Code civil précise aussi les dispositions à respecter en matière d’entretien impactant la propriété voisine. Les articles R.IV.4-6 du CoDT servent quant à eux de base pour savoir si un permis d’urbanisme est nécessaire pour la plantation, l’abattage ou toute modifi cation de haie, en tenant compte, le cas échéant, de son caractère remarquable. On notera, entre autres, dans l’art R.IV.4-5, qu’une haie est définie comme telle au sens de la loi si elle remplit cumulativement les conditions suivantes : elle est constituée d’essences indigènes et elle présente une longueur continue de minimum 10 mètres.

Des dispositions d’urbanisme peuvent également s’appliquer sur certaines parties du territoire en vertu d’un guide communal d’urbanisme. Dans certains cas, une hauteur maximale de haie à rue est prescrite en vue de garantir une cohérence visuelle de l’espace-rue.