Des digues contre l’oubli

Des récentes inondations, nous retiendrons les images de gonflement des rivières, des habitations sinistrées et plus que tout, des vies perdues. Mais cette mémoire des catastrophes est aussi percutante que fugace. Elle peut s’effacer par le retour au « cours normal » de nos vies. À l’heure d’un climat manifestement déboussolé, il est crucial de garder traces de ces irruptions. Ici et là, dans nos rues, des témoignages tangibles endiguent l’oubli qui vient après que les eaux regagnent leurs lits. La Wallonie compte de nombreux repères de crues ou témoignages tangibles. Le plus ancien, situé à Dinant, exhume le souvenir de la crue historique de 1740. Quelques repères jalonnent le Brabant wallon, à l’instar de ceux qui ont été aménagés et disséminés en 2016 dans la cité de Tubize, à la suite des inondations de 2010. Des témoignages récents qui se greffent à d’autres souvenirs de crues, du début du siècle passé. Pour se remémorer juillet 2021, la Direction des Cours d’eau non navigables (SPW) prévoit de placer des repères de crue le long de la Dyle et de ses affluents. Des repères nécessaires pour former une mémoire collective sous l’ère du dérèglement climatique. (K.H.)

Copyright : Nicolas da Silva Lucas

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