Quelles leçons tirer de la Biennale de Venise pour le Brabant wallon ?
C’est avec sa casquette de président de la Fondation pour l’environnement urbain et, toujours dans un coin de sa tête, sa participation au plan directeur de Louvain-la-Neuve en 1970, que Pierre Laconte s’est rendu en mai dernier à Venise pour y visiter l’édition 2025 de la Biennale d’Architecture (10 mai-23 novembre 2025). À son retour, il a tenu à partager ses impressions et les leçons qu’il en a tirées au bénéfice du Brabant wallon. «Le thème choisi par le commissaire italien Carlo Ratti fait appel à différentes formes d’intelligences – naturelle, artificielle et collective – et invite à élargir les pratiques architecturales pour répondre aux défis liés à l’urgence climatique, explique-t-il. Au gré des pavillons, les architectes ont exploré les relations entre la ville et l’agriculture, le paysage et l’architecture, l’écologie et la technologie… Le Brabant wallon, à mi-chemin entre ville et campagne, offre un terrain d’expérimentation tout désigné pour l’innovation.» Et de citer les concepts mis en avant dans les pavillons belge (l’usage des plantes pour purifier et rafraichir l’air intérieur), espagnol (l’écologie et l’économie au cœur d’une réflexion sur les matériaux, l’énergie et les déchets), danois (le réemploi des matériaux poussé à son paroxysme), marocain (l’usage de la terre dans la construction) ou encore chinois (les outils de modernisation de la vie rurale).
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Quand on passe à côté, elle attire directement les regards. La cabine à haute tension située rue Haute à Corbais (Mont-Saint-Guibert) est devenue depuis quelques semaines une oeuvre d’art. Le fruit du travail de la société de graffeur professionnel Spray Art.
Le nouveau départ du Vilar
Après 30 mois de travaux, la rénovation du Théâtre Jean Vilar, situé à Louvain-la-Neuve, est terminée. Une transformation et un agrandissement de grande ampleur, conçus par le bureau d’architecture OUEST, avec une reformulation totale de l’espace dans le but de moderniser le théâtre et de le rendre plus accueillant. La nouvelle salle de spectacle compte 385 places, avec désormais une visibilité optimale. Le bâtiment s’intègre harmonieusement dans le paysage de la cité universitaire et dispose d’une nouvelle entrée principale ouverte sur la ville (place Rabelais). En termes d’architecture, le Vilar a voulu préserver les spécificités de Louvain-la-Neuve, à savoir le béton brut, les plafonds bas, la brique apparente. Et là où le bâtiment a été transformé (découpage de la dalle notamment afin de gagner en hauteur de plafond), les architectes ont tenu à garder apparent ces spécificités, dans un dialogue entre l’ancien et le nouveau. Le montant des travaux s’élève à 12,25 millions.

